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Sauvegarder ses photos d'événement : la stratégie 3-2-1 du photographe terrain

Un week-end de shooting peut disparaître dans une carte corrompue ou un disque volé. La règle 3-2-1 adaptée à la réalité du terrain, du boîtier au hors-site.

Une carte corrompue, un sac volé dans la voiture, un disque qui tombe : chacun de ces incidents peut effacer un week-end entier de travail. Et contrairement à une séance en studio, un événement ne se refait pas : le passage du dossard 214 au concours de mai n'existera plus jamais. Une stratégie de sauvegarde sérieuse repose sur une règle simple, la règle 3-2-1, et sur quelques habitudes de terrain.

La règle 3-2-1

Le standard de la sauvegarde s'énonce en trois chiffres :

  • 3 copies de chaque photo : l'original et deux sauvegardes ;
  • 2 supports différents, pour qu'une même panne ne puisse pas tout emporter ;
  • 1 copie hors site, pour couvrir le vol, l'incendie et le dégât des eaux.

Réciter la règle est facile. La difficulté est de l'appliquer à la réalité d'un week-end d'événement, où les photos naissent sur une carte SD au bord d'une carrière, loin de votre bureau. Voici comment elle se décline, dans l'ordre de la journée.

Sur le terrain : écrivez sur deux cartes

Si votre boîtier dispose de deux emplacements de carte, activez l'écriture simultanée : chaque déclenchement produit deux copies, sans aucune manipulation. C'est aussi l'un des arguments du double enregistrement RAW + JPG : le JPG sur une carte pour la vente du jour, le RAW sur l'autre en réserve.

Ajoutez deux habitudes de gestion des cartes. Ne formatez ni ne réutilisez jamais une carte tant que son contenu n'existe pas ailleurs en double. Et étiquetez physiquement vos cartes, numérotées, pour savoir d'un regard laquelle est pleine, laquelle est vide et laquelle est mise de côté après un doute.

Le soir de l'événement : dupliquez avant de dormir

La règle du soir même vaut pour la sauvegarde comme pour la mise en vente. Avant de dormir, vos photos doivent exister sur au moins deux supports distincts des cartes : l'ordinateur ou le serveur de travail, plus un disque externe. Pendant le trajet retour, répartissez cartes et disque dans deux sacs séparés : la sacoche qui concentre tout le matériel et disparaît sur une aire d'autoroute est un scénario que beaucoup de photographes ont déjà vécu.

Si vous vendez sur place avec Pixsell Stand, le serveur portatif qui stocke les photos de l'événement compte comme l'un de vos supports de travail. Un support unique ne constitue toutefois jamais une stratégie : le disque externe du soir reste indispensable.

La copie hors site

La troisième copie doit vivre ailleurs que chez vous. Deux approches se complètent :

  • Le cloud, pour l'intégralité de vos originaux : un stockage en ligne alimenté automatiquement depuis votre ordinateur. Prévoyez le temps d'upload d'un week-end de RAW dans votre organisation, il faut souvent une nuit complète.
  • Votre plateforme de vente, pour les photos commercialisées : si vous confiez vos originaux à Pixsell, ils sont hébergés en France avec sauvegarde quotidienne, puis archivés en longue durée et restaurables pour les commandes tardives. Pour vos photos en vente, c'est une copie hors site de plus.

Testez la restauration une fois par saison

Une sauvegarde ne prouve rien tant que la restauration n'a pas été vérifiée. Une fois par saison, choisissez un événement au hasard et récupérez réellement ses photos depuis chaque copie : le disque, le cloud, la plateforme. Quinze minutes suffisent pour vérifier que votre dispositif fonctionne, ou pour découvrir le problème pendant qu'il est encore réparable. Profitez-en pour trier : sauvegarder des photos purgées de leurs doublons coûte moins cher, en stockage comme en temps d'upload.

MJ
Manon & Jules
Fondateurs de Pixsell - photographes événementiels avant d'être éditeurs de logiciel.